Le livre Lire à 3 ans c’est tout naturel de Françoise Boulanger (ISBN : 978-2-09-278296-5) est paru la première fois aux Editions Nathan en 1992 (256 pages). Il est destiné principalement aux parents. Revu et augmenté en octobre 2008, il est remis à jour à chaque réimpression (13me).

en librairie et sur Amazon.fr, fnac.com, Nathan.fr

“le bonheur de lire” envoie ce livre (12 €) dans certains pays après demande du coût d’expédition et réception d’un virement bancaire ou mandat postal.

« Lire à 3 ans » montre comment tous les jeunes enfants peuvent commencer à apprendre à lire très naturellement à la maison ou à l’école, dès 2-3 ans en interaction chaleureuse avec l’adulte.

 Ce qu’on en dit…

 “Quel plaisir et quelle jubilation à la lecture de votre ouvrage !” Françoise N., 84 Maubec.

“C’est le plus complet sur le sujet.”  Isabelle D., Lyon.

“Je suis émerveillée de la progression de ma fille de 4 ans.  C’est un réel plaisir pour elle et moi.  J’ai appris beaucoup de choses sur le “fonctionnement” de son raisonnement.” Laurence M., 84  Gordes.

“Je crois que chaque enfant a une sensibilité qui lui est propre et que c’est à la méthode de s’adapter à lui et non le contraire, comme le dit si bien Mme Boulanger.” Martine J., 66 St Martin Fenouillet.

“La grande souplesse de votre “méthode” qui de ce fait n’en est justement pas une, permet sans doute de s’approcher au plus près de l’apprentissage-plaisir, dans une totale liberté.” Agnès L., 72 St Calais.

“Je trouve cette méthode excellente, riche et passionnante. Autant de plaisir pour l’enfant que pour l’adulte.”
Mme B. Gennevilliers, institutrice.

“… C’est un véritable bonheur que vous faites partager et que nous avons envie de partager. Merci!” Mme S., Montpellier.

Autres témoignages

 

Sommaire

Avant-Propos
Introduction

Première partie: La joie d’apprendre à lire
Qu’est-ce que lire?
Notre démarche
Pourquoi apprendre à lire avant 6 ans?

Deuxième partie: Comment aider un petit enfant à apprendre à lire?
Préalables
Les premiers mots: la technique
Les premiers mots: la manière

Ce que les enfants nous apprennent
L’écrit au quotidien
Les premiers jeux

A la découverte des lettres et des sons (pour commencer)
Les premières phrases
A la découverte des lettres et des sons (pour continuer)

Lire de petits livres
A la découverte de la syllabe
La synthèse b,a,ba, enfin!
Vers l’autonomie
L’essentiel et des solutions
L’intérêt de cette démarche pour les enfants atteints d’un handicap

Troisième partie: Le point sur des questions importantes
Comment aider l’enfant qui veut écrire?
Comment aider l’enfant en orthographe?
La dyslexie
Réponses aux questions et aux remarques des parents

Conclusion

Annexes: Familles de mots – Le journal de la maman d’Adèle – Lexique – Bibliographie

 

Postface 

Voici 20 ans que ce livre est sorti… Remis à jour à chaque réimpression (sauf erreur, c’est la seizième), je maintiens tout ce que j’y avance, confortée dans mes convictions par les très nombreux témoignages reçus. Je remercie de tout cœur les parents, enseignants, pédiatres, orthophonistes et éducateurs qui m’écrivent. Toutes les opinions, expériences m’intéressent.

Son titre, qui ne m’appartient pas et m’a été imposé par l’éditeur, me gêne toujours. J’avais proposé : “Les petits à la découverte de la lecture”… et d’autres titres similaires. Des “professionnels” ont été prompts à le rejeter sans avoir lu le livre. Mais après tout, n’est-ce pas son contenu qui importe ?

Malheureusement, pour beaucoup d’entre eux et le public en général, apprendre à lire étant associé à méthode et travail scolaire, la question est encore et toujours : faut-il commencer à apprendre à lire avant 6 ans ou non ?

Pour ceux qui me connaissent, la question ne se pose même pas.

Pour moi, elle est aussi inepte que de me demander s’il fallait que je parle correctement à mes petits-enfants ou non. Ils auraient sans doute pu parler trop bien trop tôt!

De même que l’enfant construit son langage oral pendant plusieurs années selon son environnement, dans ce que je propose c’est lui aussi qui construit pendant plusieurs années son aptitude à comprendre le langage écrit, c’est à dire à lire. Et je répète que nous n’enseignons pas “la lecture” ni le code de l’écrit, mais nous organisons l’environnement de l’enfant afin qu’il puisse le découvrir. Je tiens à cette précision car certains journalistes et professionnels de la petite enfance, imbus de leur pouvoir et de leur savoir, n’ayant pas pris la peine ou n’ayant pas eu le temps de me lire, affirment des choses tout à fait inexactes qui n’ont rien à voir avec ce que je pratique et ce que je constate chez ceux qui m’ont lue.

Le fait de vivre au quotidien la manière dont les jeunes enfants s’y prennent pour apprendre à lire, ainsi que la joie et la créativité qu’ils manifestent dans un environnement favorable, élimine totalement la question. Dès lors, la seule chose qui devrait préoccuper les adultes est de savoir comment mettre à la disposition des jeunes enfants ce dont ils ont besoin pour commencer à s’approprier le langage écrit le plus facilement possible.

C’est bien cela qui devrait passionner les théoriciens, les “spécialistes” et les foules. A ce débat-là je suis prête à participer activement.

Quand les “spécialistes” auront compris ou essayé de comprendre le processus naturel d’apprentissage du langage écrit chez le jeune enfant -les enfants nous l’apprennent chaque jour- ils pourront enfin commencer à se mettre d’accord sur les points les plus litigieux. Et puis non… finalement les extrémistes et les idéologues de tous bords resteront sur leurs positions; malheureusement ils parlent plus fort que les autres et la presse les entend. Il y a davantage d’espoir parmi ceux qui cherchent vraiment et veulent voir évoluer les choses. N’est-il pas aberrant de voir au XXIème siècle, autant d’enfants en échec à 6 ans, autant d’illettrés, d’échecs scolaires dûs au mauvais apprentissage de la lecture, autant d’enfants assistés par des orthophonistes ou psychologues, alors que les sommes englouties par l’État pour ces thérapies serait mieux utilisées à faire de la prévention, à alléger le nombre d’enfants par classe en maternelle et au CP,…. sans parler de la formation des maîtres.

Apprendre à lire est très complexe. Apprendre à parler l’est tout autant, sinon plus, s’étend sur plusieurs années et constitue une très grande performance intellectuelle. Cependant le jeune enfant a besoin de parler alors qu’il n’éprouve pas celui de lire lui-même. Il ne pourra apprendre à lire que si l’environnement est adapté à ses aptitudes sensorielles, cognitives et psychologiques et si l’adulte est capable de l’intéresser, de lui procurer du plaisir en lui permettant de prendre son temps.

Par ailleurs, je suis pour un enseignement structuré de la lecture au CP, au cours duquel, en plus de textes intéressants, l’enfant a l’occasion d’apprendre ou de revoir toutes les correspondances lettres-sons. Surtout pour ceux qui ne nous connaissent pas et ont une confiance aveugle dans le système éducatif, je souhaiterais une réelle information des parents et par conséquent la possibilité pour eux d’aider leurs enfants. Je comprends le désarroi de certains d’entre eux face au flou artistique dans lequel ils sont baignés !

La solution aux problèmes réside dans la prévention. Les enfants de l’âge de la maternelle nous montrent chaque jour le chemin à suivre: il suffirait de les observer avec des yeux neufs, sans œillères !

Maria Montessori disait: le merveilleux est dans chaque enfant. A nous de le découvrir et de le respecter.

Françoise Boulanger